Roger Lescure, Compagnon de la Libération est décédé dimanche 31 mai à Terrasson-Lavilledieu (24) à l’âge de 96 ans.
Il reste 50 Compagnons de la Libération vivants sur un total de 1.036, selon l’Ordre créé par le général de Gaulle. Né le 23 décembre 1912 à Albussac (Corrèze), Roger Lescure, alias colonel Murat, rejoint le Parti communiste français avant-guerre puis recrute pour le compte du parti après la démobilisation de juin 1940.
Arrêté comme communiste le 6 avril 1943, il est interné au camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne), puis transféré à la forteresse de Saint-Martin-de-Ré, le 1er juin 1943. Il s’évade le 12 septembre 1943 pour rejoindre son poste de combattant de l’ombre en Corrèze. Fin octobre 1943, il est envoyé en Dordogne pour organiser, puis diriger l’Ecole des cadres interrégionale de Fanlac. Il s’agit de former des hommes à la guerre de harcèlement et d’en faire des sous-officiers et des officiers de la Résistance. Cette "école" sera maintenue jusqu’à la Libération, au prix de nombreux déménagements. En 1944, Roger Lescure est nommé commissaire aux opérations pour la Dordogne puis commissaire aux opérations pour la 5e Région FFI (comprenant la Haute-Vienne, la Creuse, la Corrèze, l’Indre, la Dordogne et le Lot). Nommé lieutenant-colonel, il est affecté à l’état-major des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) de la 5e Région et participe à la libération de la ville d’Egletons (Corrèze). Il aide à la création, à Périgueux, du 134e Régiment d’infanterie, composé d’anciens maquisards. Avec son régiment, le lieutenant-colonel Lescure est en poste à Metz, de juin à novembre 1945, puis participe à l’occupation de l’Allemagne. Après sa démobilisation, en 1946, Roger Lescure avait repris son activité de commerçant cafetier. Il était aussi commandeur de la Légion d’honneur.


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