Le plan de modernisation de la défense présenté par le premier ministre ce matin... 83 sites supprimés à partir de l’année prochaine. La réorganisation du territoire national des unités militaires épargne la Corrèze mais touche Limoges et Bergerac.
Des inquiétudes de la CGT quant à l’avenir de l’hôpital public alors que le budget de la Sécu sera voté en septembre... "L’offre de soins est de plus en plus soumise à des logiques de rentabilité" affirme le délégué CGT de la Corrèze dans les pages du journal La Montagne.
Top 14. Le CA Brive se prépare physiquement pour débuter la nouvelle saison dans 31 jours à Perpignan. Rien à voir avec l’an passé souligne La Montagne, en raison de la Coupe du monde, la pré-saison était de 2 mois et demie... Le journal qui met déjà la pression : "le temps presse" !...
Etat civil : le décès à Peyrignac de Gaëtan Liebaut.
L’Agenda de l’été
La 28e édition du Festival de Montignac, danses et musiques du monde, se déroule jusqu’à dimanche (du 22 au 27 juillet). "Taiko, au coeur des tambours" est l’invité d’honneur samedi soir à 21 h 30. Ce soir jeudi à 21h30 terrasse de l’amitié le Chili et l’Inde se retrouveront pour un spectacle, demain vendredi à 18h30 ville en fête avec la Nouvelle-Calédonie le Congo et le Portugal puis un méchoui de sanglier avec le Chili et la Maïade Malemortine, et à 23h un bal place Tourny...
Le festival reçoit cette année la Colombie, le Chili, le Congo, la Guyane, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Calédonie, le Portugal et la Serbie. Plus près de chez nous, le Limousin, la Bretagne et le Bourbonnais sont également présents... En savoir plus : http://www.festivaldemontignac.assoo.org/
Condat. Lieu-dit La Fleunie. La 27e fête des jeunes agriculteurs de la Dordogne se déroulera samedi avec un concours de labour, et notamment un labour à cheval. Ce sera pour eux l’occasion de promouvoir leur métier et de se retrouver autour d’un moment festif... Marché de producteurs et visite d’une ferme le matin. Soirée bodega grillades. Fête en terre sera aussi l’occasion de faire passer des messages comme la défense des jeunes agriculteurs...
Saint-Pantaléon est fêté le dernier dimanche de juillet et la commune de de St Pantaléon de Larche sera donc en fête du 25 au 27 juillet avec le traditionnel feu d’artifice le dimanche soir...
Salignac-Eyvigues. La grande fête des vieux métiers lundi 28 juillet, lundi 4 et lundi 11 août... Au pied du château : jeux traditionnels et populaires, présentation de métiers d’autrefois (forgeron, maréchal-ferrant...), fabrication du pain, battage au fléau, etc.
Château de Hautefort. Des visites nocturnes guidées et théâtralisées en habits médiévaux sont proposées chaque mercredi de l’été à 20h30. Tarifs : 8,50 € adulte, 4€ de 7 à 14 ans...
Brive. Les Estivales Gaillardes. Pendant 2 jours, vendredi et samedi, les commerçants déballent dans les rues du centre ville.
Brive. Le Festival de la Vézère reçoit vendredi soir le Choeur d’enfants du NEW COLLEGE d’Oxford, sous la direction d’Edward Higginbottom, 30 voix d’enfants. Au programme, la musique sacrée de
William Byrd, Henri Purcell, Francis Poulenc, Gregorio Allegri, de la Renaissance à l’époque baroque. Collégiale Saint-Martin de Brive.
Le vendredi 25 Juillet 2008 à 21 heures.
Brive-Plage. Ce soir jeudi à 21h30 un concert gratuit de jazz manouche avec Palinka. Vendredi soir un show péruvien avec la troupe Peru Andino. Et samedi à 21 h 30 un plateau des années 80 pour le grand final de l’édition 2008. (05.55.24.43.70)
Cublac. Ciné plein air vendredi soir 25 juillet vers 22 heures place de l’église avec "L’île aux trésors" d’Alain Berberian avec Gérard Jugnot. Séance gratuite.
Terrasson. Une exposition est à découvrir à la Vitrine du Périgord (Office de Tourisme) sur la calligraphie et l’enluminure (à partir d’aujourd’hui 24 juillet)... Le programme complet de l’été à Terrasson sera demain dans cette édition...
Saint-Rabier. La 13e édition du Livre en tête aura lieu le dimanche 10 août, toute la journée (dès 10 heures) sur le thème du tissage. Une dizaine d’ateliers gratuits tout public, 4 libraires bouquinistes, une quarantaine d’auteurs aux dédicaces (romanciers, jeunesse, biographes, conteurs, historiens, poètes, philosophes, scientifiques...), des éditeurs, un concours d’art postal, un diner champêtre le soir, un déjeuner-buffet avec le Bonheur dans le Pré à midi, une exposition d’art contemporain et un concert dans l’église à 21 heures de Matières sonores , à base de cristal et de fibres avec Catherine Brisset et Catherine Libmann...
Le 57e Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat a débuté le 18 juillet et jusqu’au 5 août, ce sont des pièces du répertoire classique à découvrir, mais aussi des oeuvres contemporaines, des créations variées, ainsi que des spectacles poétiques, musicaux, et des lectures. Un programme éclectique pour enchanter tous les publics. Au total 21 spectacles présentés en plein air sur les trois lieux mythiques de Sarlat : la Place de la Liberté, le Jardin des Enfeus et l’Abbaye Sainte-Claire... Dans la journée, il est d’ailleurs possible de suivre le montage des décors et de voir répéter les comédiens, ainsi que d’assister aux « Apéritifs de Plamon », qui permettent de rencontrer les comédiens, les auteurs et les metteurs en scène...
L’ORAL ET HARDI d’après Jean-Pierre Verheggen Mise en scène : Jacques Bonnaffé Avec Jacques Bonnaffé. Jeudi 24 juillet à 21h00 au Jardin des Enfeus
« L’Oral et Hardi », portrait de l’artiste en hercule de foire, regroupe quelques grands textes étonnants de Verheggen, écrivain belge que Gilles Costaz appelle « le Rabelais du Nord », ses odes homériques, ses harangues, ses morceaux de brave homme, ses discours manifestes. Il a le souffle épique, même quand ses thèmes ont allure de jeux de mots. Poète phénomène, poète énergumène, il est l’inventeur d’un genre nouveau, l’opéra bouche. On peut écrire ce qu’on veut sur l’oeuvre de Jean-Pierre Verheggen, qu’elle est grandiose, unique, féconde ou fondatrice, provocante, réjouissante, inégalable, publiée, consultée et reconnue par tous les grands lecteurs de poésie contemporaine ou les vrais amateurs d’art, il reste toujours à la faire entendre, la livrer en scène.
« ... Le jeu de Bonnaffé, dont on admire le caractère acrobatique, tient du combat forain, du match de boxe, du dialogue ivre au comptoir, du cri dans la nuit, du chant à tue-tête et de l’adresse au ciel... Somptueusement délirant et fraternel. » (Gilles Costaz – Les Echos)
Pratique. Pour louer ses places se rendre à l’Hôtel Plamon, Rue des Consuls 24200 Sarlat, du 18 juillet au 5 août tous les jours de 10 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures. La billetterie est également ouverte sur les lieux de représentations 30 minutes avant le début des spectacles. Par téléphone au 05-53-31-10-83. Tarifs de 27 à 17 euros. Étudiants et enfants de moins de 15 ans : - 20%. En savoir plus sur http://www.festival-theatre-sarlat.com/
Le Programme du festival de Théâtre de Sarlat
POURQUOI J’AI MANGE MON PERE d’après Roy Lewis
Mise en scène : Patrick Laval
Avec Damien Ricour.
Vendredi 25 juillet à 21h00 à l’Abbaye Sainte-Claire
Le roman de Roy Lewis est une curieuse parabole mettant en scène une tribu de pithécanthropes qui s’interroge sur les limites à poser aux avancées technologiques. Ainsi le père qui, voulant maîtriser le feu, embrase la forêt tout entière, est-il une allusion à peine voilée à la manipulation de l’atome et à la bombe d’Hiroshima. Ernest Grassentroope, conférencier, en costume-cravate, vient nous parler de l’évolution de l’humanité, au paléolithique inférieur. Ayant lui-même vécu à cette période, il revit sous nos yeux sa grande aventure au sein de l’évolution. Ernest et son Oncle Vania s’opposent à Edouard, le père, à la conquête de l’espèce, qui veut faire évoluer l’homme vers un monde meilleur. Pour parvenir à ses fins, il n’hésite pas à exploiter outrageusement les ressources de la nature. Écrit comme un conte initiatique, ce spectacle revisite avec un humour « so british » les grands thèmes sociaux : la place de la famille, l’éducation, l’écologie, le rôle de la femme et l’éternel débat entre ceux qui veulent faire bouger les choses - représentés par Edouard, le père inventeur - et ceux qui pensent que c’était mieux avant - avec la cultissime formule de l’Oncle Vania « back to the trees ! » (retournons dans les arbres !). Les anachronismes de la pièce la rendent d’une actualité saisissante.
« (…) Une performance scénique splendide pour le seul interprète de la pièce qui mime aussi bien les animaux que les humains en quête d’évolution. Damien Ricour est talentueux, plein d’énergie et enchante son public. Une vraie réussite qui gagne à être connue. » (La Provence)
LE VENTRE DES PHILOSOPHES de Michel Onfray
Mise en scène : Patrick Simon
Avec Michelle Brûlé, Eric Charon et Christian Drillaud.
Samedi 26 juillet à 21h45 au Jardin des Enfeus
Comment mangent les philosophes ? Existe-t-il une philosophie de la nutrition ? L’estomac est-il une deuxième raison ? Convoqués au banquet de Diogène, les philosophes rivalisent de théories tout en exaltant leur régime alimentaire : l’hôte mastique frénétiquement son poulpe, Rousseau, les yeux sur la ligne bleue des Alpes, tourne sa cuillère dans un laitage, Kant titube, Nietzsche vitupère le goulasch en se gavant de charcuterie, Sartre, traqué par les homards, se demande : « quel est le coefficient métaphysique du citron ? » Au-delà de ce qui pourrait paraître un goût pervers ou une phobie, chacun d’eux invente une diététique qui renseigne, aussi bien que leur système philosophique, sur leur pensée, leur vie, leur oeuvre. D’où l’idée de Michel Onfray, de parcourir leurs itinéraires culinaires pour accéder de manière plus oblique et inhabituelle à leur philosophie. Plus que jamais hédoniste, le philosophe nous invite à un banquet où la chair et l’esprit célèbrent des alliances jubilatoires. (Dominique Paquet)
« (…) Onfray passe les plus connus des philosophes à la moulinette culinaire. Ils sont convoqués par Diogène… Pense-t-on en étant influencé par ce qu’on mange ? Telle est la grande question. Et c’est effectivement très ludique… » (Jean-Luc Jeener - Le Figaro Magazine)
JOURNEE SOCIETE DES AUTEURS
Dimanche 27 juillet à l’Abbaye Sainte-Claire
Une lecture à 18h00 suivie d’un spectacle à 21h00
18h00 LES PETITS OUTRAGES de Claude Bourgeyx
Lu par Dominique Paquet, Philippe Meyer et Jean-Paul Tribout.
« Bon sang, c’est quoi, le poids des mots ? Cinq cents grammes ? Un kilo ? Allez savoir ! Sans i, compter que les mots n’ont pas tous le même poids. Il existe des mots lourds comme camion ou indigestion, et des mots légers comme duvet ou soupir. Il faut savoir que les mots légers, ou réputés tels, peuvent être lourds, lourds de conséquences. Alors posons-nous la question : un mot léger, mais lourd de conséquences, pèse-t-il plus ou moins qu’un mot lourd aux conséquences légères ? » Claude Bourgeyx est passé maître dans l’art du dérapage. De la plus anodine des réalités, il tire des situations exceptionnelles où surréalisme et fantastique caracolent dans un joyeux bruissement de mots. C’est cocasse, cruel, étouffant, léger, pernicieux, intoxicant. Ses textes se révèlent comme un grand cru de l’humour par l’absurde. « Des textes courts. Acides. Destructeurs. Claude Bourgeyx tient un scalpel à la place du stylo. Ses histoires désopilantes racontent des choses ordinaires qui deviennent, en quelques mots, extraordinaires. Avec ses « petits outrages », Bourgeyx fait des ravages. C’est jouissif ! » (André Rollin - Le Canard Enchaîné)
19h30 Apéritif et Assiette Périgourdine
(entre les deux spectacles)
JOURNEE SOCIETE DES AUTEURS (suite)
21h00 MONTAIGNE ET LE COMMERCE CONJUGAL
de Robert Poudérou
Mise en scène : Benoît Marbot
Avec Sabrina Bus, Laurent Benoit et Rosa Ruiz.
Persuadé que « chaque homme porte en soi la forme entière de l’humaine condition », Montaigne, au soir de sa vie, s’interroge sur son expérience de l’amour et de l’amitié. Deux femmes troublent ses réflexions : son épouse Françoise et la jeune Marie de Gournay, sa « fille d’alliance ». Méditation sans concession sur le couple, « Montaigne et le commerce conjugal » nous montre le grand écrivain hanté par les souvenirs, tourmenté par les impulsions les plus contradictoires, soucieux de léguer à l’humanité une oeuvre sincère et respectable. « Les comédiens s’approprient la langue de Poudérou ressuscitant celle de Montaigne, et leurs costumes, réalisés dans des étoffes somptueuses par Cécile Flamand, leur donnent maintien, historicité, authenticité. » (Marie Ordinis - Monde & vie)
L’ENTRETIEN DE M. DESCARTES AVEC M. PASCAL LE JEUNE
de Jean-Claude Brisville
Mise en scène : Daniel Mesguich et William Mesguich
Avec Daniel Mesguich et William Mesguich.
Lundi 28 juillet à 21h45 au Jardin des Enfeus
Les deux philosophes les plus célèbres de leur temps se sont rencontrés à Paris, dans le couvent des Minimes, durant plusieurs heures, à huis clos, le 24 septembre 1647. Blaise Pascal avait alors 24 ans et était déjà très malade, et René Descartes, 51 ans. De cet entretien historique, rien n’a filtré, sinon une ou deux notes jetées sur le papier par l’un et l’autre. Jean-Claude Brisville a imaginé librement cette conversation entre deux hommes qui se découvrent progressivement à l’opposé l’un de l’autre. Descartes, rationaliste, réaliste, pragmatique même, militaire, homme de voyage, bon vivant, ne dédaigne ni la bonne chère ni le beau sexe. Pascal maladif, tourmenté, mystique ardent, intransigeant, exalte la souffrance et la mort. Ces lointaines paroles échangées sont un exact miroir tendu à notre propre temps.
« La rencontre des deux savants philosophes - dont l’admiration qu’ils éprouvent l’un pour l’autre n’est pas feinte - n’est pas sans provoquer de passionnants affrontements d’idées dans une perspective entre le savoir et le croire, la raison raisonnante et le dogmatisme sectaire. » (Henri Lépine - La Marseillaise)
L’ETRANGER d’Albert Camus
Mise en scène : Avner Perez
Avec Pierre-Jean Peters et Bertille Fraisse.
Mardi 29 juillet à 21h00 à l’Abbaye Sainte-Claire
« L’Etranger », écrit sous l’occupation, et publié en 1942, a été récompensé par le Prix Nobel de la paix en 1957. Meursault, employé de bureau à Alger, est étranger à tout ce qu’il vit : il enterre sa mère sans larmes, semble indifférent à la fraîcheur de Marie, dont il devient l’amant par hasard, différents comparses passent dans son quotidien, êtres sans importance. De même, il devient assassin d’un « Arabe » sans l’avoir voulu et presque sans s’en rendre compte. Le seul élément dont il se souvienne c’est le soleil, élément omniprésent, le soleil, la Méditerranée, la chaleur, la sueur… « C’est là, dans le bruit à la fois sec et étourdissant, que tout a commencé. J’ai secoué la sueur et le soleil (…) Alors j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. » « Le héros du livre est condamné, parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle… Meursault, pour moi, n’est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d’ombre. Loin d’être privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenace, l’anime, la passion de l’absolu et de la vérité… » (Albert Camus) « Cette voix, la sienne évoquant cet être de fraîcheur qu’est Marie, dans son univers difficile à cerner, est inscrite dans la présence musicale et dramatique de l’interprète violoniste, Bertille Fraisse, qui ponctue et répond aussi, avec intensité et émotion, à la solitude du destin poignant de cet « étranger » au monde et à lui-même qu’est Meursault. » (Avner Perez)
L’EDUCATION DE RITA de Willy Russell
Mise en scène : Christophe Lidon
Avec Adriana Santini et Pierre Santini.
Mercredi 30 juillet à 21h45 au Jardin des Enfeus
Rita, qui travaille dans un salon de coiffure, décide de changer de vie. Elle veut apprendre et se cultiver. Elle se rend alors à l’Université pour Tous, où elle rencontre Frank, professeur de littérature, alcoolique et désenchanté, peu enclin à prendre en charge l’éducation de la jeune femme. Elle apprendra grâce à lui une nouvelle façon de vivre, de penser, d’aimer… « L’éducation, la pédagogie, le savoir, la connaissance… la culture… Mettre en scène le parcours de cette jeune femme, c’est raconter toutes les aventures de la quête de soi, de sa propre recherche de savoir. L’espace est ludique, une bibliothèque fantasmée qui s’est métamorphosée en jeu de cubes, avec, au centre, un bureau emblématique du « professeur », sur un tapis persan, qui délimite l’espace… et se transforme au cours du spectacle pour devenir l’incroyable terrain de jeu de Rita et Frank. Empilés, déplacés, renversés, retournés, bousculés, les livres de cette bibliothèque imaginaire prennent vie. Au sein de cet espace mental du savoir et de la culture, un homme règne en maître, il est le professeur, le guide, le mentor, dépassé par cette aventure qui met en valeur ses faiblesses et ses peurs. Rita débarque, elle bouscule le décor et les habitudes, elle se bouscule elle-même… et y gagnera l’estime de soi. Emouvant, provoquant, inattendu, hilarant, excitant, désarmant, tel est le spectacle de « L’Education de Rita ». » (Christophe Lidon)
IL FAUT QU’UNE PORTE SOIT OUVERTE OU FERMEE
d’Alfred de Musset
Mise en scène : Isabelle Andréani
Avec Isabelle Andréani et Xavier Lemaire.
Jeudi 31 juillet à 21h00 à l’Abbaye Sainte-Claire
En septembre 1851, la servante et le cocher d’Alfred de Musset pénètrent dans son grenier, pour récupérer les harnais du coche. Mais la découverte de textes inédits, le récit d’anecdotes piquantes vont les conduire à jouer eux-mêmes « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » et se déclarer de façon singulière leur amour. Ce proverbe en prose est une sorte de « jeu de l’amour », une suite d’échanges entre le Comte et la Marquise qui, bien que visiblement faits l’un pour l’autre, ne veulent pas s’avouer leur amour. Piqués par la jalousie, ils se défient, feignent l’indifférence, se rapprochent, s’éloignent. Et le Comte, souvent prêt à partir, laisse la porte entrouverte… comportement qui donne son titre à la pièce. Toute la flamme de Musset jaillit de cette « comédie-proverbe » flamboyante, joyau de la littérature romantique, qui fera le régal de tous les amoureux d’un théâtre authentique et passionné.
LE BEL INDIFFERENT de Jean Cocteau
Mise en scène : Thierry Harcourt
Avec Lucy Harrison, Jean Edouard Lipa et Gilles Baissette au piano.
Vendredi 1er août à 21h45 au Jardin des Enfeus
« Ce « Cocteau Blues » nous présente une soirée comme elle avait été conçue à l’origine, une soirée qui débute par le concert que nous offre la femme publique, en nous emportant imperceptiblement vers sa vie privée. Et c’est à cet instant du spectacle, dans la pièce de Cocteau, que cette femme se dévoile. C’est un voyage, entre texte et musique, de la femme publique à la femme privée. Écrit par Jean Cocteau pour Edith Piaf, « Le Bel Indifférent » décrit avec minutie et un sens dramatique, riche en variété, cette descente aux enfers de la chanteuse, au sommet de sa vie publique, et de la maîtrise de son art, et la déliquescence qui s’ensuit lorsque le seul public dont elle désire l’écoute, l’Homme qu’elle aime, refuse de lui accorder un moment d’attention. Des chansons standard ou culte des années 50, disposées tel en écrin autour d’un texte magnifique toujours à redécouvrir, voilà le programme ! »
« Les lumières..., volontiers rouges comme la robe lamée de l’actrice, participent à la belle mise en scène de Thierry Harcourt, qui additionne sans heurt la mélancolie d’antan et une vérité d’aujourd’hui. » (Gilles Costaz - Les Echos)
JE VOUS SALUE MAMIE de Marie Giral et Sophie Artur
Mise en scène : Justine Heynemann
Avec Sophie Artur.
Samedi 2 août à 21h00 à l’Abbaye Sainte-Claire
Sous toutes latitudes et en tous temps, les religions ont voulu faire taire les femmes, éteindre leur créativité, leur sexualité, leurs modes d’expression. Ce spectacle dénonce le sort que les religions réservent aux femmes, en mêlant humour et séquences poignantes. Il dissèque les dégâts d’une éducation catholique extrémiste dans la bourgeoisie des années 60. Marie vient d’être grand-mère, son petit-fils dort, elle décide d’aller dans son grenier pour en finir avec ses derniers fantômes. Photo, vêtements d’enfants, guirlandes de Noël, boîte à musique font revivre à Marie des souvenirs d’enfance. Sa grand-mère maternelle, une maîtresse femme, terrorisait son monde. Son verbe, ses gestes, ses idées sur l’éducation, le mariage, la religion, la société, les événements de la vie, sont outranciers. La vie est souffrance, les hommes des pécheurs, et les femmes… Il n’y a qu’une seule chose à faire sur terre : payer et se racheter. Jusqu’à la fin de sa vie, elle n’a pas laissé le moindre doute pénétrer son esprit. Elle ne s’autorisait aucun plaisir, sinon les Danettes à la vanille. « Avec « Je vous salue Mamie », Sophie Artur ne règle aucun compte. Elle ne part pas en guerre, ne cherche pas à faire du féminisme revanchard, mais dit les peines d’une petite-fille qui voudrait simplement aimer dans la joie. » (Marion Thébaud - Le Figaro)
LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES DU BARON DE MUNCHHAUSEN
d’après Gottfried Bürger et Rudolph Erich Raspe
Mise en scène : Hacid Bouabaya
Avec Bernard Debreyne, Dominque Langlais, Marie Liagre, Barbara Monin et Hacid Bouabaya.
Dimanche 3 août à 21h45 au Jardin des Enfeus
Karl Friedrich Hieronymus, Baron de Münchhausen, a bel et bien existé (1720-1797). Officier allemand à la solde des Russes, il combattit les Turcs en 1740. Certainement nostalgique de ses exploits, il s’amusa à les raconter avec force dithyrambes à ses amis. « Messeigneurs, gentes dames, chers amis, Baron de Münchhausen… à votre service ! Bon nombre d’entre vous ne se souviennent ni de moi, ni de mes aventures. Mais soyez assurés qu’elles sont vraies... C’est pourquoi aujourd’hui, je viens, en personne, rétablir la vérité. » Le Baron de Münchhausen, aidé par une troupe de comédiens ambulants, a décidé de raconter et de mettre en scène lui-même ses célèbres aventures. Des récits hallucinants, à peine ébauchés par ce hâbleur impénitent, deviennent réalités grâce aux trésors d’ingéniosité de la troupe et de sa charrette. Au fil de son récit, des mâts se dressent, des toiles s’agitent, comme par magie. Et voilà notre héros qui passe de la terre à la lune et jusqu’aux forges de Vulcain. Ainsi, le Baron de Münchhausen se retrouve-t-il conteur dans cette fantaisie estampillée commedia dell’arte.
« Le public prend autant de plaisir que les comédiens, la pièce est décidément un vrai bonheur. Un spectacle extraordinaire, servi par des comédiens épatants, dans la peau de personnages sacrément toqués. » (L’Observatoire du Cambraisis)
LA PRINCESSE FOLLE d’après Flaminio Scala
Mise en scène : Anthony Magnier et Carlo Boso
Avec Axel Drhey, Herrade von Meier, Alexandre Etheve, Yannick Laubin, Anthony Magnier, Gaëlle Pavillon, Grégoire Puren, Bertrand Saunier et Paola Secret.
Lundi 4 août à 19h00 au Jardin du Plantier
Spectacle tout public
Cette pièce de Commedia dell’Arte survoltée mêle improvisations, masques, chants, danses, combats de feu et d’épée. L’action est située au Maroc au 16ème siècle. Tarfe, le Prince du Maroc, s’enfuit avec Alvira, la Princesse du Portugal, et l’emmène au royaume de Fez, où il tombe amoureux de Fatima, la Princesse de Fez, qu’il enlève, en abandonnant Alvira, qui sombre dans la folie... De coup de foudre en coup de théâtre, de tempêtes en sérénades, ce spectacle détonnant, porté par neuf comédiens, nous transporte dans un feu d’artifice comique.
« Si vous pensez que la Commedia dell’Arte est un genre théâtral un brin poussiéreux, « La Princesse folle » vous fera changer d’avis. Une savoureuse dérision ponctue, en effet, cette histoire d’amour entre le prince du Maroc et la princesse du Portugal. Intrigues et quiproquos, duels et sérénades s’enchaînent sur un rythme effréné. Interprété par une jeune compagnie à l’enthousiasme communicatif, voici le spectacle idéal à voir en famille. » (M.B. - Télérama)
VIAN V’LA BORIS d’après Boris Vian
Mise en scène : Michel Abecassis
Avec Didier Bailly, Nicolas Dangoise et Pierre Ollier.
Mardi 5 août à 21h45 au Jardin des Enfeus
Cabaret musical
Malgré une vie très courte (1920-1959), atteint très jeune de problèmes cardiaques, Boris Vian, parallèlement à des études brillantes, s’intéresse très tôt au jazz et joue de la trompette. Son œuvre est immense et plurielle : théâtre, romans, nouvelles, chansons… Le spectacle s’inspire de textes de Boris Vian, des textes qui nous parlent d’amour, de musique, de racisme, de guerre , de la bêtise des hommes, d’espoir, hymne à la vie écrit par celui qui n’était pas pressé de grandir. C’est un spectacle humaniste et plein d’humour, conçu comme au cabaret, avec des artistes pluriels, à la fois chanteur, comédien et musicien, accompagné de musiques de jazz, pour faire danser les mots de « Bison Ravi » (anagramme de Boris Vian !).
« Trois superbes artistes qui font swinguer les mots du Grand Boris. Un plaisir de mise en scène fidèle à ce magnifique touche-à-tout. Du bon, du beau, du Boris ! » (Le Canard enchaîné)
Pratique. Pour louer ses places se rendre à l’Hôtel Plamon, Rue des Consuls 24200 Sarlat, du 18 juillet au 5 août tous les jours de 10 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures. La billetterie est également ouverte sur les lieux de représentations 30 minutes avant le début des spectacles. Par téléphone au 05-53-31-10-83. Tarifs de 27 à 17 euros. Étudiants et enfants de moins de 15 ans : - 20%. En savoir plus sur http://www.festival-theatre-sarlat.com/

envoyer par mail