Terrasson - Lavilledieu

"Non à l’Europe" par Germinal Peiro (archives)


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Archives Terrasson Evous : mai 2005

Germinal Peiro, député PS du Sarladais et du Terrassonnais, milite pour le "non" au traité de constitution européenne. Et s’il a souhaité prendre courageusement la position du non, alors que la majorité des militants socialistes ont choisi le oui, c’est pour que tout le monde puisse s’exprimer. "Je n’ai pas apprécié que l’on veuille baillonner les minorités du PS qui pensent non" dit-il, et il ajoute : "il faut accepter la diversité des opinions".

Et si on n’a pas beaucoup vu le député en Terrassonnais, à part St Rabier et le marché de Terrasson, eh bien c’est que Germinal Peiro intervient pour cette campagne sur la France entière. En Dordogne, il était jeudi dernier à St Martial de Valette, dimanche à Boulazac en compagnie d’Henri Emmanuelli et de Bernard Bioulac. Et il sera à Carsac-Aillac, à 6 kms de Sarlat, direction Gourdon, ce vendredi 27 mai à partir de 19 heures.

Le député appelle à voter non pour dire "non à l’Europe de la concurrence et de la finance". Selon lui, ce traité est "un piège qu’il faut refuser, une couleuvre qu’il ne faut pas avaler. Les libéraux en profitent pour faire passer leurs valeurs, et leur doctrine". Ce qui intrigue surtout le député du Périgord, c’est "la concurrence libre et non faussée qui s’impose dans ce texte... Cette expression est répétée 174 fois". Le député est aussi convaincu que "le libéralisme n’aime pas les services publics. Des services publics qui sont directement menacés".

Selon lui "ce traité n’est pas assez performant pour contribuer à l’équilibre entre l’économique et le social. Le vrai problème, c’est que le traité n’a pas mis dans ses objectifs l’harmonisation sociale et l’harmonisation fiscale en Europe. Pire, il est écrit que l’Europe se l’interdisait. Ce traité va mettre les pays européens en concurrence au lieu de les faire aller vers la solidarité."

L’un des dangers majeurs de cette constitution est, selon Germinal Peiro, que "la concurrence risque de toucher nos services publics, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation, où on nous dira un jour que l’enseignement peut aussi être réalisé par des entreprises privées. Le libéralisme veut faire du profit avec toutes les activités humaines, c’est sa philosophie. Et donc, il ne doit pas y avoir de secteur en dehors du profit et de la concurrence. Dans le traité, c’est écrit que les services doivent circuler librement mais aussi être libéralisés en Europe" dit-il.

Le député le rappelle dans ses réunions publiques : "le coeur de l’électorat est au niveau du peuple de gauche. Attention à ne pas se faire berner" prévient-il, et il précise sa pensée : "demain, nous serons encadrés et nous ne pourrons plus intervenir".

Archives evous/mai 2005

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samedi 3 mai 2008
 
 
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