Le discours du maire de Peyrignac lors de la cérémonie de voeux de janvier 2010...
Nous avons pris la bonne habitude de nous réunir en cette fin de mois de Janvier pour notre traditionnelle cérémonie des vœux pour avoir le temps de bien éponger les séquelles des fêtes de fin d’année et les multiples manifestations de début de mois. Nous ne dérogeons donc pas à un calendrier qui satisfait tout le monde.
Je voulais donc vous souhaitez à vous tous ici présents et à vos familles la meilleure année possible. A Peyrignac, si l’on a la santé, on passe forcément une bonne année, loin des préoccupations pseudo sanitaires du virus H1 N1 chères aux technocrates parisiens et aux financiers détenteurs des capitaux des laboratoires, loin des débats sur l’identité nationale et la burka qui n’ont pour seul objet que de faire oublier les préoccupations véritables de nos concitoyens et la crise qui frappe autour de nous.
Comme on n’est pas là pour se saper le moral, je m’en tiendrai là pour ne pas être plus désagréable sur notre actualité nationale en ayant toutefois une pensée pour Haïti, ce peuple et ce pays ravagés qu’il est de notre devoir d’aider en fonction de nos possibilités.
C’est donc tout naturellement avec plaisir que moi même, le conseil municipal et le personnel communal, nous accueillons la foule de nos amis et d’abord les habitants de la commune .
En premier lieu, nous aurons tous une pensée pour une famille de la commune lourdement éprouvée avec le décés d’un jeune fils aux Etats-Unis dans de tragiques conditions.
Dans la liste de nos amis, je placerai tout en haut Serge Eymard - que je dois excuser ce soir puisqu’il vient de prendre un grade supplémentaire de grand père et qu’il est parti à Montpellier voir l’enfant - je ne le remercierai jamais assez d’être notre intermédiaire auprès du conseil général pour les nombreux dossiers communaux qu’il soutient et pour lesquels il nous obtient des aides substantielles. On est content d’accueillir ce soir sa suppléante Yannick Penichon, de même que Dany Cazauvielh, vice-présidente de la communauté de communes, adjointe au maire de Terrasson, en charge du social et dont les compétences en la matière sont reconnues.
Je remercie également les collègues maires du secteur de leur présence.
Je veux également saluer l’abbé Lafage, l’adjointe au commandant du groupement de gendarmerie de Terrasson, son collègue du Lardin, l’adjudant chef Riviego - M. Migot, responsable de la brigade autoroutière de La Bachellerie est empêché - le lieutenant Laporte du corps des sapeurs pompiers du Lardin que l’on retrouve toujours avec plaisir à Peyrignac.
J’ai plaisr à accueillir le directeur du crédit agricole de Terrasson, Mr Cluzeau, et son adjointe Mme Lachaud.
Outre la santé, une bonne année pour les habitants de Peyrignac, c’est de profiter de la qualité de vie et des atouts de la commune. Et, en ce domaine, vous avez tout ce qu’il faut sur place.
C’est d’abord profiter de la vitalité et du dynamisme des associations de la commune, et en être les acteurs, pas seulement les spectateurs. Je citerai en premier lieu la plus étoffée avec plus de 150 adhérents, je veux parler du club des aînés qui accompagne au travers de ses nombreuses activités le quotidien des plus anciens. Par son dynamisme, le club fait des envieux et a d’ailleurs entrepris des opérations de rapprochement avec les clubs voisins. Au rythme qui est le sien, ça va bientôt être l’intercommunalité des anciens. Autre association phare de la commune, l’Amicale laique qui opère dans des domaines les plus divers : activités périscolaires, théatre, basket, badminton. Je citerai ensuite le comité des fêtes qui rythme la vie estivale de la commune avec les marchés de producteurs dont la renommée n’est plus à faire sans oublier l’animation de la fête votive et de quelques autres manifestations. Je n’oublierai pas le tout nouveau club de handball du terrassonnais qui a élu domicile à Peyrignac et dont les débuts sont très prometteurs avec deux équipes séniors, une masculine et une féminine, ainsi qu’une école de hand pour les enfants.
Un salut amical pour nos chasseurs associés à ceux de Beauregard qui veillent à l’équilibre des espèces dans nos secteurs ainsi qu’au club de Quad qui a maintenant pris son envol et qui représente une activité de pleine nature appréciée .
Une bonne année pour les Peyrignacois, c’est de savoir que l’on peut compter sur les services administratifs de la mairie et être accueilli comme il se doit avec le sourire. Il en est de même avec les employés de terrain et sur les services périscolaires qui fonctionnent bien et dans la meilleure ambiance qui soit et je veux ici les remercier pour la qualité du travail accompli. Je le leur ai dit à l’occasion des entretiens individuels que nous avons eu en fin d’année 2009 .
Un mot également pour notre regroupement pédagogique auquel nous sommes tellement attachés avec Bernadette Merlin : pour votre information, les effectifs atteignent 74 élèves et sont donc encore en hausse depuis la dernière rentrée scolaire et nous avons même dû, comme vous le savez, pousser les murs à Peyrignac. Je veux ici rendre hommage au travail des trois enseignantes avec lesquelles les relations sont empreintes de cordialité.
Une bonne année à Peyrignac, c’est aussi autour de nos commerces de proximité qu’elle s’organise. Sans eux, la vie en centre bourg ne serait pas ce qu’elle est. Inutile donc de vous rappeler qu’ils représentent une richesse inestimable qu’il faut sauvegarder et faire vivre.
Enfin, au nombre de ceux sur lesquels vous pouvez compter pour vous rendre la vie agréable à Peyrignac, je citerai les membres du conseil municipal qui sont vos relais sur le terrain et je peux vous dire qu’ils travaillent chacun à leur place et dans la meilleure ambiance qui soit, pour que la commune avance.
Précisément, la commune a beaucoup avancé en 2009 puisque des réalisations importantes ont vu le jour et je les rappellerai brièvement même si on ne s’en lasse pas...
Quatre opérations importantes ont été menées à leur terme en cours d’année :
Il s’agit en premier lieu des travaux connexes au remembrement financés par les Autoroutes du sud de la France dans la partie Sud de la commune pour une dépense supérieure à 200 000 €. Les travaux ont consisté en l’ouverture et l’empierrement de plusieurs chemins ruraux et d’autre part en la création de nouvelles voies de desserte. En outre des opérations de défrichements de parcelles et de terrassements ont été entreprises de même qu’ont été plantées des haies.
Deuxième opération du premier semestre, je veux parler de l’aménagement de la Place de l’Eglise dessinée par l’unité territoriale du Perigord noir. L’ensemble confié à l’entreprise ATS de Brive est parfaitement réussi comme nous le font remarquer les visiteurs qui découvrent la commune. En un mot, c’est tout l’ordonnancement autour de l’église qui a été redessiné : l’esplanade, le mur de soutènement, l’escalier élargi, les espaces verts , les parkings, les enrobés et bétons désactivés, la plate forme surélevée devant les commerces qui a du mal à servir de ralentisseur. Enfin, l’éclairage extérieur de l’église ainsi que l’enfouissement des lignes électriques, téléphoniques et l’éclairage du bourg ont également été réalisés par l’entreprise Darlavoix.
Le coût de cette opération est proche de 265 000 € HT. Comme vous le savez, le financement à été assuré par le Conseil général pour 79 000 €. Les Autoroutes du Sud de la France ont contribué à concurrence de 27 743 € ainsi que l’Etat (ministère du commerce et de l’Artisanat) pour 19 623 €. La région Aquitaine a apporté son obole avec 19 075 € et le solde a été financé bien sûr par les fonds communaux et un emprunt. Autre opération originale conduite à son terme au cours du deuxième semestre, c’est l’installation d’un système photovoltaique sur le gymnase. La surface recouverte est de 270 m2 avec une production d‘électricité de l’ordre de 36 000 Kws à l’année revendue à EDF . Les travaux réalisés par une entreprise de Ste Eulalie d’Ans, Agirenergy, ont coûté 185 000 € et devraient générer une recette intéressante. Dernier chantier de l’année, l’agrandissement de la deuxième classe de l’école communale et l’installation d’un bloc sanitaire . Il s’inscrit dans un projet de plus grande importance qui intègre l’aménagement d’une cantine et d’une garderie . Sous la conduite de Mr Gwinier, architecte. Les travaux d’extension de l’école ont été pour l’essentiel réalisés pendant les vacances scolaires d’été et la dépense a été de l’ordre de 75 000 € HT.
Pour ces travaux, le conseil général, toujours généreux pour le moment, nous accorde 30 % entre les « contrats d’objectifs » et la dotation prévue pour le maintien des services publics en milieu rural. De son coté, l’Etat apporte un soutien à concurrence de 20 % au titre de la dotation globale d’équipement (DGE). La commune finançant le solde.
Pour mémoire et comme chaque année, quelques travaux routiers ont été réalisés du coté de Latour et Cheyrat.
En 2010, on va ralentir la cadence et axer nos investissements sur la future cantine scolaire avant que les services vétérinaires ne sévissent. Toujours sous la houlette de Mr Gwinner, les travaux vont démarrer début Février, c’est à dire très bientôt et la dépense sera d’un peu plus de 175 000 € HT financés de la même façon que l’extension de l’école : 30 % du conseil général, 20 % Etat et le reste à la charge de la commune.
Le bâtiment d’une centaine de m2 au sol sera élevé à l’arrière du préau, sur le parking actuel. Les entreprises sont les mêmes que retenues pour l’extension de l’école.
Deuxième opération de l’exercice 2010, l’assainissement de trente emplacements au terrain de camping. En effet, les nouveaux exploitants, un couple dynamique s’il en est, se sont orientés vers la seule formule qui marche en matière d’occupation des terrains de camping, il s’agit de la location à l’année d’emplacements pour y installer des chalets ou mobil homes. Les 30 emplacements déjà raccordés au réseau d’assainissement sont tous occupés et la demande continue de sorte qu’il importe d’assainir la deuxième partie du camping Cette opération est à la charge du propriétaire, c’est à dire la commune et la dépense sera de l’ordre de 70 000 €.
Des subventions sont attendues du conseil général et de l’Europe (entre 30 et 40 % au total), et la part non subventionnée se traduira par un emprunt dont les annuités se répercuteront sur le loyer.
L’exploitant a en outre un projet, sans doute pour 2011, de couverture de la piscine et d’installation d’un SPA. L’objectif est d’attirer la clientèle pendant les périodes intermédiaires de mai/juin et septembre/octobre, et ainsi occuper les mobil homes et chalets plus longtemps.
Cette orientation est profitable pour les commerces du bourg, comme on a pu le constater cet été, avec les occupants des 30 emplacements. Avec le double d’emplacements aménagés, les retombées économiques doivent être très nettement positives pour la commune.
Dernière perspective pour 2010, je dis bien perspective, il s’agit de la deuxième tranche de l’assainissement collectif qui concerne le village de La Roche et la partie Est du bourg. Il concerne une soixantaine de constructions. Dans sa grande sagesse, le conseil municipal a considéré qu’il était judicieux de lancer l’appel d’offres de cette tranche d’assainissement communal et dans la mesure où les prix proposés par les entreprises seraient intéressants, les travaux pourraient être entrepris en fin d’année. C’est une hypothèse de travail à affiner car il y a un point d’interrogation avec les subventions de l’Agence Adour Garonne.
J’allais oublier, nous envisageons d’aménager un logement social dans un bâtiment disponible mais je ne saurais vous en dire plus car le projet est à l’état embryonnaire. Ce serait une opération qui s’autofinancerait d’elle même et pour laquelle nous pouvons espérer quelques aides de la région Aquitaine et du département.
« A la communauté de communes : après l’hiver, le printemps est en vue... »
Voilà le programme encore étoffé de 2010 et c’est probablement la dernière année que nous pourrons investir autant à défaut de visibilité sur notre fiscalité locale à partir de 2011. Certes , nous sommes assurés de conserver notre produit fiscal en 2010 mais qu’en sera t’il les années suivantes ? Face à ces interrogations, on ne peut bien sûr pas tirer de plans sur la comète et la raison commande de rester prudent pour éviter d’avoir des réveils douloureux.
Ce dont je suis à peu prés sûr, c’est que malgré toutes les économies que l’on peut réaliser en fonctionnement, certaines charges continueront à croître alors que nos recettes plafonneront dans le meilleur des cas. Ces dernières années, nos bases de taxe d’habitation et de foncier bâti augmentaient de l’ordre de 10 % par an avec les nouvelles constructions et notre produit fiscal suivait le même rythme. Avec la réforme, si j’ai bien tout compris, ces nouvelles bases ne nous profiteront pas mais viendront s’imputer sur la compensation de l’Etat au titre de la taxe professionnelle, le fameux fonds national de garantie de ressources, tant que celui ci ne sera pas absorbé. C’est un peu technique mais ce sera sans doute la dure réalité
Pour ne pas rester sur une note pessimiste, je voudrais vous parler de notre communauté de communes et rassurez vous, je n’avais pas oublié de saluer Jean Bousquet, son président, puisque j’avais prévu de le faire maintenant... et sa présence (?) est un signe de réchauffement des relations entre nous. Figurez vous qu’en fin d’année 2009, au début de l’hiver, un certain dégel s’est amorcé puisque les négociations ont repris entre gens de bonne compagnie. Je pense même que les premiers bourgeons du printemps communautaire ne vont pas tarder à pointer ! Je fais toute confiance à Jean Bousquet pour remettre la machine sur les rails. Les douze maires ruraux demandent seulement un peu de respect et de considération et j’espère seulement que notre absence au conseil communautaire pendant prés de deux ans aura été profitable et ouvert les yeux à certains et qu’on ne renouvellera pas les erreurs du passé.
Je veux donc terminer sur cette note optimiste et vous renouveler mes souhaits de bonne et heureuse année et vous rappeler donc qu’à Peyrignac, quand on a la santé, on dispose de tous les ingrédients pour bien y vivre. Notre seul défaut, c’est d’être un peu chauvin...
Serge Pedenon, maire de Peyrignac (Dordogne)
Janvier 2010


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